En 1970, Auguste MUDRY crée le premier CAP 10. C’est un avion d’entraînement à la voltige inspiré du célèbre Emeraude de Claude PIEL.

De 1970 à 1997, 282 CAP 10 B ont été produits. Une partie non négligeable sera destinée aux marchés militaires pour l’entraînement des pilotes.

En 1971, le CAP 20, premier monoplace de compétition des usines MUDRY voit le jour. Il sera suivi en 1976 par le CAP 20 L (léger), allégé à 460 kg.

Le CAP 21 arrivera en 1980 avec une aile trapézoïdale. Il conservera le même fuselage que ses aînés. Cette modification lui permettra de gagner 50°/seconde en taux de roulis.

Puis viendra le CAP 230 en 1985. La voilure reste trapézoïdale mais se voit adjoindre des apex d’emplanture en bord de fuite et un renforcement structural lui permettant de recevoir un moteur de 300 CV et d’être certifié pour des facteurs de charge de +10/-10 G. Il aura une carrière avant tout militaire, puisqu’il a été conçu à la demande de l’armée de l’air qui achètera les quatre premiers.

Le CAP 231 verra le jour en 1990, et les titres de champion du monde vont alors se succéder. La différence esthétique est pourtant minime avec le 230 puisque le fuselage, le moteur et l’aile sont identiques mis à part des apex d’emplanture de bord d’attaque qui viennent corriger le buffeting remarqué aux ressources effectuées sous facteur de charge élevé.

Son évolution en CAP 231 EX sera pour l’année suivant, en 1991. Il s’agira de l’adaptation d’une aile 100% carbone provenant d’un EXTRA 260 d’où l’extension « EX ».

Cet avion donnera naissance en 1994 au CAP 232 qui conservera cette solution de construction mixte avec un fuselage bois sur une voilure en carbone développée chez MUDRY. Le CAP 232 sera 12 fois champion du monde.

Les avions CAP seront rachetés en 1997 par le groupe APEX. Le CAP 10 recevra alors une aile avec un longeron mixte bois/carbone, un nouveau train d’atterrissage et des ailerons redimensionnés. Il gagnera alors en résistance et en agilité, le taux de roulis passant de 130 à 200°/seconde. Cette nouvelle aile baptisée « C » pour carbone a déjà été vendue seule pour le « retrofit » de soixante CAP 10 B, et quinze CAP 10 C sont sortis des chaînes depuis la reprise de la production du modèle.

Le CAP 10 C et le CAP 232 poursuivent aujourd’hui leur brillante carrière dans le respect de leur histoire.