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L'arceau central de
fuselage
Les efforts imposés par la norme JAR23 pour un avion
certifié à -10G avec 2 pilotes à bord,
associés à une température d'essai
de 72°C, provoquent des contraintes telles que le fuselage
pourrait s'ouvrir.
La solution adoptée ici sur le CAP222
a été :
- utilisation de nouveaux matériaux, plus résistants
à haute température.
- création de longerons supérieurs de fuselage
- nouveau dessin pour optimiser la reprise des efforts.
- augmentation des surfaces de collages et reprise des efforts
par des collages qui travaillent en cisaillement plutôt
qu'en pelage.
Cette solution a permis de passer avec succès les
épreuves de certification.

Les
ailerons
Les ailerons du CAP222 sont radicalement nouveaux. Ils sont
articulés sur la voilure grâce à 5 potences.
Cette solution permet de transférer une grande partie
des efforts de flexion vers le longeron arrière de
voilure, ce qui amène de nombreux avantages :
• l'aileron est plus léger
• les efforts repris par chaque potence sont plus
faibles
• les efforts repris par les revêtements de
voilure (flambage) sont plus faibles.
La conception de la nouvelle voilure du CAP222 a été
faite en tenant compte des nouveaux ailerons, de nouvelles
nervures ont été placées en face de
chaque potence.

Les
essais dynamiques de siège
Les premiers essais de développement ont eu lieu
le 7 décembre au TUV, en présence de Martin
Sperber (TUV), et d'un représentant de Schroth (les
ceintures).
- 1er essai : vers le bas : 19g à
une vitesse de 34km/h afin de vérifier la compression
colonne (max admissible = 680kg). La valeur obtenue pendant
l'essai est de 560kg, ce qui prouve la qualité de
la conception réalisée par les ingénieurs
d' Apex Aircraft.
- 2ème essais : vers l'avant : 26G
à une vitesse de 50km/h afin de vérifier le
comportement des ceintures, le déplacement de la
tête du mannequin et les efforts dans les harnais
d'épaules.
L'essai a montré que les ceintures restaient bien
en place et que la tête du pilote ne venait pas en
contact avec le manche.
Ces essais avaient pour but de finaliser
le choix de la géométrie des sièges
et des harnais de l'avion certifié.

Les
essais en Vol
Les essais en vol constructeur du CAP222 se sont terminés
fin 2000 par des essais de vrille. Du fait de conditions
météo peu favorables dans le centre Est de
la France, nous avons déplacé notre équipe
d'essai dans le sud de l'Espagne, à Cordoue.
Ce fut l'occasion de tester l'incroyable
autonomie du CAP222 et de réaliser une première
avec un appareil de compétition : le vol direct Darois
Cordoba, soit 5h20 de vol à une vitesse moyenne de
160 nœuds.
Les essais de vrille d'un appareil de voltige
de compétition sont, par certains côtés,
plus simple à réaliser que ceux d'un avion
de tourisme classique. En effet, du fait de l'absence de
volets ou de train rentrant, le nombre de configuration
à tester diminue.
Par contre, le fait de devoir tester jusqu'à 6 tours
de vrille, positives et inversées, et ceci avec différentes
positions de commandes de vol ou de paramètre moteur
finit par créer une matrice de vrilles plutôt
impressionnante.
Afin d'analyser le comportement de l'appareil
pendant ces nombreux cas de vrilles, nous avons utilisé
une caméra numérique miniature, qui filmait
vers l'avant de l'appareil.
Les images enregistrées permettent de voir l'extérieur,
bien sûr, mais également des index montrant
la position des commandes de vol, manche et palonniers.

Lightning
protection
Le CAP 222 a été protégé
contre le foudroiement de la manière suivante :
Les parties de la structure placés dans les zones
les plus sensibles ont été recouvertes d'un
film de cuivre. L'efficacité de la protection a été
certifiée au moyen d'essais réalisés
dans un laboratoire spécialisé.
Toutes les peaux extérieures de l'avion sont reliées
électriquement entre elles par un réseau de
conducteurs en cuivre.
La capacité de ces conducteurs à passer le
courant consécutif à un foudroiement a également
été vérifiée lors des essais.
Le chemin emprunté par le courant,
lors du foudroiement a été défini et
conçu de manière à complètement
protéger le pilote.
Les autres aspects de la conception du système ont
été vérifiés par similarité
avec des solutions existantes déjà éprouvées.
Les différentes parties de l'avion étant exposées
de manières différentes au risque de foudroiement,
les moyens de protection choisis sont adaptés, de
même que le type d'essai.
Les résultats des essais ont montré que les
conducteurs assuraient leur rôle de manière
satisfaisante. Les photos ci-contre montrent les dommages
résultant de l'accrochage de la foudre. Ces dommages
ont été pris en compte par Apex Aircraft qui
a prouvé que l'avion restait navigable après
un foudroiement et pouvait rejoindre le sol sans danger.

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